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New Life, le film

Un thriller de contagion de 2023 plus fin que son pitch : ce qu’il raconte, qui le porte, et pour qui il est fait.

En deux mots

« New Life » est un thriller horrifique américain de 2023, premier long métrage écrit et réalisé par John Rosman. Il suit une jeune femme en fuite, porteuse d’une mystérieuse contagion, et la professionnelle chargée de la rattraper avant qu’elle n’atteigne la frontière canadienne. Présenté en festival en 2023 puis sorti en salles en 2024, il a été salué par la critique pour sa tension et son écriture sobre.

  • De quel film il s’agit : celui de John Rosman, à ne pas confondre avec ses homonymes.
  • Le sujet réel : deux femmes face à la perte de contrôle de leur corps.
  • L’accueil : critique favorable, format court et tendu.
  • Pour qui : amateurs d’horreur d’écriture, public averti.

Le titre « New Life » a été porté par plusieurs films et séries, ce qui sème vite la confusion quand on le cherche. Celui qui retient l’attention depuis peu est un thriller horrifique américain sorti en 2023, premier long métrage d’un réalisateur jusque-là inconnu, et dont la sobriété a surpris dans un genre souvent porté sur la surenchère.

« New Life »

de quel film parle-t-on ?

Il s’agit du film écrit et réalisé par John Rosman, présenté pour la première fois en festival en 2023 avant une sortie en salles l’année suivante. On le range dans le thriller horrifique, sur fond de contagion : ni slasher, ni film de monstres au sens classique, plutôt une course-poursuite tendue où la menace est invisible et se transmet par contact.

La distinction a son importance, car on trouve sous le même titre d’autres œuvres sans rapport. Pour situer ce New Life de 2023 sans risque d’erreur, trois repères suffisent : un réalisateur, John Rosman, dont c’est le premier long métrage ; deux actrices principales, Hayley Erin et Sonya Walger ; et un format resserré, autour d’une heure vingt-cinq, loin des durées étirées. C’est un film modeste par ses moyens, qui a fait parler de lui par sa tenue plus que par son spectacle.

RepèreDétail
RéalisationJohn Rosman (premier long métrage)
GenreThriller horrifique de contagion
Têtes d’afficheHayley Erin, Sonya Walger, Tony Amendola
DuréeEnviron 1 h 25
SortieFestival en 2023, salles en 2024

Ces repères posés, on mesure mieux le pari du film. Le cinéma de contagion a connu ces dernières années une inflation de moyens, avec des récits d’épidémie à grande échelle et des effets spectaculaires. « New Life » prend le contre-pied : peu de personnages, des décors naturels du nord-ouest américain, et une caméra qui s’attache aux visages plutôt qu’aux foules. Cette économie n’est pas une limite subie ; c’est une ligne assumée, qui oriente toute la mise en scène.

Le pitch, sans rien dévoiler

Une jeune femme, Jessica, quitte précipitamment un lieu qu’on devine être un centre de confinement, le visage marqué, et prend la route vers le nord des États-Unis dans l’espoir de rejoindre la frontière canadienne. À ses trousses, une professionnelle aguerrie, Elsa, est chargée de la retrouver et de la ramener. On lui a présenté la fugitive comme porteuse d’un virus dangereux ; la nature exacte de cette contagion, et ce qu’elle implique, se révèle au fil de la traque.

Le film avance ainsi sur deux lignes parallèles, celle de la fuite et celle de la poursuite, qui se rapprochent inexorablement. La mécanique est simple, presque épurée, et c’est ce dépouillement qui crée la tension. On en dira le moins possible ici, car une partie du plaisir tient à la manière dont les informations sont distillées. Disons seulement que ce qui ressemble d’abord à un récit de contamination classique se déplace peu à peu vers un terrain plus intime.

Une course-poursuite à double visage

Ce qui distingue « New Life » de la masse des films de contagion ne tient pas à son virus, mais à ses deux femmes. L’une fuit une menace qu’elle porte en elle sans l’avoir choisie ; l’autre, la poursuivante, affronte de son côté un corps qui commence à lui échapper, une maladie dégénérative qui s’installe. Le film met ces deux trajectoires en miroir, et c’est ce parallèle qui lui donne sa profondeur.

Le sujet réel n’est donc pas la fin du monde, mais la perte de contrôle sur son propre corps, et la manière dont chacune compose avec elle. Cette idée, portée sans démonstration, transforme un canevas de genre en quelque chose de plus grave. Là où beaucoup de récits de contagion misent sur le nombre et le chaos, celui-ci resserre le cadre sur deux destins, et trouve son inquiétude dans cette concentration. Une longue séquence dans un bar isolé, à elle seule, suffit à faire monter le malaise sans le moindre effet spectaculaire. C’est un choix d’écriture qui demande de la précision : il suffirait d’un peu de complaisance pour que l’équilibre se rompe, et le film l’évite.

Un premier film salué par la critique

Pour un premier long métrage, l’accueil a été notable. Présenté dans un festival de cinéma de genre en 2023, le film a circulé avant une sortie en salles aux États-Unis en 2024. La critique spécialisée l’a largement soutenu, saluant une réalisation maîtrisée et une tension tenue de bout en bout ; sur l’agrégateur Rotten Tomatoes, il affichait à sa sortie une proportion d’avis favorables très élevée, de l’ordre de quatre-vingt-dix pour cent.

Il faut prendre ce chiffre pour ce qu’il est : un instantané, qui dit l’enthousiasme d’un moment plus qu’un verdict définitif. Le consensus retenu par les critiques insistait sur la qualité du jeu et sur la promesse d’un réalisateur à suivre. C’est souvent le sort des films modestes réussis : moins vus que les grosses productions, mais défendus avec conviction par ceux qui les ont découverts. « New Life » appartient à cette catégorie, celle des œuvres qu’on recommande de bouche à oreille.

Le casting

Hayley Erin et Sonya Walger

Le film repose presque entièrement sur ses deux interprètes féminines, et c’est là qu’il gagne sa partie. Hayley Erin incarne la fugitive avec une fragilité qui ne verse jamais dans la facilité ; elle doit faire passer beaucoup par le regard et le corps, le texte étant économe. Sonya Walger, visage familier des spectateurs de séries, donne à la poursuivante une dureté traversée de doute, celle d’une femme qui fait son travail tout en sentant le sien lui filer entre les doigts.

Le face-à-face entre ces deux trajectoires constitue le moteur du film. Aucune n’est réduite au rôle de victime ou de bourreau ; chacune a ses raisons, sa peur, sa dignité. Cette manière de tenir les deux personnages à égalité, sans en sacrifier une pour servir l’autre, est rare dans un genre qui se contente souvent d’une héroïne et d’une menace. Tony Amendola complète la distribution dans un second rôle, mais ce sont bien ces deux femmes que l’on retient en sortant.

Faut-il le voir, et pour qui ?

« New Life » s’adresse d’abord aux amateurs de thrillers tendus et de films d’horreur tenus par leur écriture plutôt que par les effets. Ceux qui cherchent un divertissement spectaculaire, riche en action, risquent de le trouver austère ; ceux qui aiment les récits resserrés, où l’angoisse naît de la situation et des personnages, y trouveront leur compte. Son format court joue en sa faveur : il ne s’éternise pas et ne dilue pas sa tension.

Pour situer son registre, on peut le rapprocher des thrillers de poursuite sobres plutôt que des grands films catastrophe. L’amateur de récits d’infection qui privilégie l’atmosphère à l’hémoglobine s’y retrouvera ; celui qui attend des scènes de masse et un rythme effréné sera sans doute déçu. C’est moins un film qui cherche à faire sursauter qu’un film qui installe un malaise et le laisse travailler. Cette intention, claire dès les premières minutes, mérite d’être connue avant de presser lecture, pour le regarder dans les bonnes dispositions.

À savoir avant de le lancer

Le film comporte des scènes de violence et des moments éprouvants liés à la contagion : il s’adresse à un public averti. Son rythme, volontairement maîtrisé, peut sembler lent à qui attend une action continue. Et son sujet — la maladie et la perte de contrôle sur son corps — le rend plus sombre que ne le laisse croire son habillage de film de genre. À éviter pour une soirée légère.

Pour qui accepte ce contrat, c’est une découverte qui mérite le détour, et le signe d’un réalisateur dont on attendra la suite avec curiosité. Un film court, dense, qui laisse une trace plus longtemps que bien des productions trois fois plus longues.

Quel est le film New Life dont tout le monde parle ?

C’est un thriller horrifique américain de 2023, premier long métrage écrit et réalisé par John Rosman. À ne pas confondre avec d’autres œuvres portant le même titre. Il se reconnaît à son trio de repères : Rosman à la réalisation, Hayley Erin et Sonya Walger en tête d’affiche, et un format court d’environ une heure vingt-cinq.

De quoi parle New Life ?

Une jeune femme en fuite, porteuse d’une mystérieuse contagion, tente de rejoindre la frontière canadienne, tandis qu’une professionnelle est chargée de la rattraper. Derrière cette course-poursuite, le film raconte surtout deux femmes confrontées, chacune à sa manière, à la perte de contrôle sur leur propre corps.

New Life est-il un bon film d’horreur ?

La critique l’a très bien accueilli, en saluant sa tension maîtrisée et la qualité de son interprétation. Ce n’est pas un film d’horreur spectaculaire mais un thriller resserré, qui mise sur l’écriture et les personnages. Les amateurs de récits tendus et sobres y trouveront leur compte, plus que les amateurs d’action continue.

Qui joue dans New Life ?

Les deux rôles principaux sont tenus par Hayley Erin, dans le rôle de la fugitive, et Sonya Walger, dans celui de la poursuivante. Tony Amendola complète la distribution dans un second rôle. Le film repose largement sur le face-à-face entre ses deux interprètes féminines, tenues à égalité.

New Life convient-il à tous les publics ?

Non. Il comporte des scènes de violence et des moments éprouvants liés à la contagion et à la maladie, qui le réservent à un public averti. Son rythme maîtrisé et son sujet sombre en font un film exigeant, à éviter pour une soirée légère, mais gratifiant pour qui aime l’horreur d’auteur.

Sous ses airs de film de contagion, « New Life » parle surtout de ce qui nous échappe quand notre propre corps cesse de nous obéir. C’est ce déplacement, discret, qui le distingue.