Vers l’apprentissage d’un systéme d’exploitation moderne: MS-DOS 6.22

Aujourd’hui, une présentation rapide  de l’histoire des systèmes d’exploitation, puis un exemple avec MS-Dos 6.22.

Préambule:

On rappellera que l’objectif de la semaine de travail est d’abord:

– D’installer des machines sous MS-DOS 6.22;

– De les faire fonctionner par la suite sous DOS for workgroup (le but est de rendre ces dernières communicantes bien qu’elles ne le soient pas nativement, nous sommes en formation TSRIT !).

Avant d’aborder ces aspects dans la deuxième partie de la synthèse, voyons un petit historique de la micro informatique depuis 1945.

1Une histoire de la micro informatique et des OS.

1.1.Une histoire de la micro informatique depuis 1945.

On décompose cette histoire en 3 périodes:

L’ère électrique (1945-1947): c’est l’apparition du premier ordinateur, l’ ENIAC par Eckert et Mauchly en 1945 (Electronic Numerical Integrator and Computer): programmation manuelle servant au calcul balistique, pesant 30 tonnes, comptabilisant  18 000 tubes à vides, et occupant 1500 m²

 

L’ère électronique (1948-1980): est marquée par un certain nombre d’inventions fondamentales qui vont permettre les développements ultérieurs tel que l’invention du transistor (1948); celle du 1er ordinateur à transistor (1956) TRADIC de Bell; celle du 1er circuit intégré (1958) par Texas Instruments; du 1er langage de programmation : FORTRAN (1957); celle du 1er mini ordinateur: PDP 8 de DEC présente (1965); et enfin les premiers micro-ordinateurs:

– 1971 Intel vend le premier micro-ordinateur MCS-4 utilisant un micro-processeur Intel 4004: processeur 4 bits tournant à 108 KHz, 2300 transistors en technologie 10 microns. Prix : 200 $.

– 1976 : Steve Wozniak et Steve Jobs créent le Apple I dans un garage. Cet ordinateur possède un clavier, un microprocesseur à 1 Mhz, 4 Ko de RAM, 1Ko de mémoire vidéo.

 

L’ère de la micro-informatique, du multimédia et des réseaux (1981-de nos jours): c’est l’apparition du premier vrai PC: en 1981, IBM lance son 5150 Personal Computer (PC: cela ne veut pas dire que c’est le 1er PC !): processeur Intel 8088 à 4.77 MHz, 64 Ko de Ram, de 40 Ko de Rom, lecteur de disquettes 5″25, système d’exploitation DOS, prix 3000 $.

A ce moment précis, le nombre de machines connectées à Internet s’élève à 213.

En 1984, Macintosh lui emboite le pas avec une machine dotée d’un processeur Intel 68000 à 8 MHz, 128 Ko de Ram, de 64 Ko de Rom, lecteur de disquettes 3″1/2, Souris, clavier, Interface graphique, prix 2500 $…

On pourrait multiplier les exemples, ce qu’il faut savoir c’est que la puissance des microprocesseurs évolue selon la loi de Moore (ingénieur issu de Fairchild Semi conductor et un des trois fondateurs d’Intel): le nombre de transistors sur une puce de circuit intégré double tous les 18 mois. Cette loi est de plus en plus contesté ( du fait des limites techniques des matériaux et d’un finesse de gravure qui n’est pas infinis).

 

1971 2002
Processeur 40042300 transitors0,06 Mflops Pentium IV à 2,4 Ghz 55 000 000 transistors2000 Mflops
Supercalculateur CRAY 1166 Mflops (10 puissance 6) Supercalculateur Earth simulator 40 Tflops (10 puissance 12)
Nombre de serveurs 23 Nombre de serveurs 170 000 000

(flop: opérations à virgule flottante par seconde)

Il est évident que sans OS, un ordinateur se résume à une machine inerte. Les OS ont eux aussi, connu une histoire en parallèle de celle de la micro-informatique.

1.2Une histoire des OS: la primauté des produits Microsoft.

Le point essentiel à retenir c’est que les produits Microsoft sont devenus des standards dans le monde du micro ordinateur.

1.2.1MS-DOS.

En 1991, 60 millions de copies avaient déjà été distribuées dans le monde. Plusieurs facteurs ont joués dans ce succès: le marché des compatibles PC se développe avec le DOS en standard (OS bon marché) et les efforts de Bill Gates. Et paradoxalement malgré ses limites (640 ko de RAM…), le DOS connaît une 2ème « jeunesse » avec Windows (ajout d’une interface graphique (inspirée de Macintosh) au DOS qui travaille en mode texte).

1.2.2Windows.

Logiciel vendu à plusieurs millions d’exemplaires (et c’est déjà une marque de fabrique Microsoft, en pré installation sur les machines). Le succès de l’OS fait que beaucoup d’éditeurs de logiciels tiers (Lotus,…) abandonnent le développement d’applications pour OS/2 le concurrent d’IBM pourtant plus avancé. Au moment où s’opère ce revirement, la suite Office de Microsoft existe déjà (1990-1991)…

Viendront ensuite, tous les avatars de Windows 95, en passant par l’emprunt du noyau NT,  Vista et jusqu’à aujourd’hui avec le succès que l’on connaît.

1.2.3Les autres OS.

Les autres OS occupent une part de marché minoritaire que ce soit Mac OS (OSX aujourd’hui) ou tous les dérivés d’UNIX comme Linux (mais ce dernier par exemple est soutenu par de fortes communautés).

Tout ceci nous amène à nous poser la question fondamentale de savoir ce qu’est qu’un OS ?

2.Qu’est ce qu’un OS ?

Pour résumer on peut dire que c’est lui qui assure l’interface homme machine, et supervise le fonctionnement des autres applications. L’OS est d’abord et avant tout un logiciel.

2.1L’OS est un logiciel.

– Il se compose d’un noyau (c’est le cœur du système) qui met en œuvre/gère des périphériques rapides (les disques durs…) et lents (clavier…); des composants (CPU, RAM,…).

Rappel: CPU, mémoire et périphériques sont mis en relation par 3 bus (contrôle, adresse et données) dont la caractéristique est le volume d’informations transmises simultanément (volume qui se mesure en bits, aujourd’hui 32 voire 64). Sa vitesse est aussi fonction de sa fréquence.

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L’OS s’occupe en outre de la gestion:

– De la mémoire (morte (ROM), vive (RAM), graphique (interface graphique qui consomme beaucoup de ressources)

– Des applications tierces ou des services internes;

– Des entrées/sorties (les échanges d’information en entre le processeur et les périphériques qui lui sont associés. Exemple: taper sur les touches du clavier envoie une série de codes vers le processeur ; ces codes sont considérés comme des données d’entrée ; le processeur affiche les résultats du traitement des données sur un écran ; ce sont des données de sortie. Habituellement, l’écran est géré par un programme de gestion d’affichage).

– De la sécurisation des données: il vérifie qu’une tâche est exécutable.

2.2A quoi cela sert-il ?

Il ne faut pas perdre de vue que l’informatique est le traitement automatique de l’information et donc de données.

2.2.1Des données que l’on doit structurer.

organisation des fichiers dans un disque.

– Sous forme de fichiers séquentiels (les données sont classées l’une derrière l’autre, c’est le cas des fichiers .txt);

– sous forme de fichiers en accès direct (Il contient une adresse qui permet de pointer vers un enregistrement précis);

– enfin, les fichiers de bases de données gérés par un système spécial (SGBD: Système de Gestion de Base de Données).

Le cas vu en cours du stockage de données sur la population mondiale (nom, prénom, adresse, n° de sécurité sociale des 6,5 M d’habitants de la planète) sur les disques durs du laboratoire (24×80 Gigaoctets: capacité 2,5 fois supérieure) montre l’importance du volume des données, et la nécessité de les coder malgré des capacités croissantes.

2.2.2C’est aussi une information qu’il faut coder.

Pourquoi est que l’on code une information ? (rappel: l’informatique, c’est le traitement automatique de l’information). L’étude de la numération va nous permettre de comprendre pourquoi.

 

3. La numération (base 2, 10 et 16).

La numération permet d’exprimer des grandeurs numériques.

1.1Coder: c’est gagner de la place.

Par exemple, une valeur comme 40.885 (en base décimale: celle avec laquelle nous comptons tous les jours) vaut 9FB5 en hexadécimal (soit en base 16): le gain de place est évident.

Remarque: si on travaille dans des bases plus élevées (base 36: de 0 à 9 puis les lettres de l’alphabet), le gain de place n’en sera que meilleur. C’est rentable pour des bases de données mais aussi pour la charge réseau.

Mais le codage a une fonction primordiale qui se traduit dans le binaire.

1.2Le binaire ou coder pour choisir un système traduisant deux états physiques.

En effet, le binaire permet d’interpréter deux états physiques (courant/pas courant: circuits électroniques;…; inversion ou non des polarités magnétiques sur un disque dur) en deux états logiques simples: 0 et 1.

Ainsi, 1 bit traduit 2 états: 0 et 1 et ainsi de suite au gré des puissances de 2 (N bits = traduction de 2N états

différents).

Il est donc intéressant de savoir jongler avec les différentes bases (exemple: tout octet s’exprime avec 2 caractères hexadécimaux car 4 bits correspondent à 1 caractère hexadécimal (1111 = F)).

4) MS-DOS 6.22.

4.1Mise a jour MS-DOS 6.22.

4.1.1Qu’est ce que le DOS ? Ses origines ?

Le Microsoft disk operating system , puisque c’est son nom , couramment appelé MS-DOS ou DOS est un environnement d’interprétation de commandes détenu par Microsoft. Il a servi comme OS jusqu’a Windows Millenium.

4.1.2Son installation

La première tâche à faire est de vérifier que le bios est bien réglé . Pour y rentrer ,il faut souvent appuyer sur suppr (F2 sur les Dell) . De là on vérifiera que le lecteur disquette est bien en première position et le disque dur en seconde.

La seconde tâche sera de booter sur la disquette et de faire F3 deux fois pour passer en ligne de commande.

La troisième tâche est de partitionner le disque dur avec la commande FDISK . De la on créera une partition principale et une partition étendue si nous souhaitons en avoir plusieurs. C’est notre cas vu les differents TP qu’on a effectués au cours de cette semaine.

Donc on crée , par exemple , une partition principale de 800 mega et une étendue de 200 mega (qu’on divisera en 2 fois 100 par exemple) . On formate le tout avec la commande FORMAT , on fait un /s c: pour intégrer les fichiers systemes. On redémarre on repasse en ligne de commande et on tape la commande INSTALL . De là on pourra changer l’endroit de l’installation.

4.1.3Les commandes de bases

La commande pour naviguer dans ces répertoires est CD pour change directory (cd .. pour remonter). La principale commande pour créer un repertoire est MD , REN pour renommer et celle pour supprimer est RD. DIR permet quand à elle de se déplacer entre différents dossiers , avec si on le souhaite un filtrage par attributs ou un triage. TREE est un peu dans le même sens qu’un DIR /S mais permet de le faire plus schématiquement. Son inverse est DELTREE dont le but est de détruire le dossier cible ainsi que ses sous- dossiers et ses fichiers. DEL ,lui, sert a supprimer un fichier.

La copie se fait avec la commande COPY pour les fichiers ou XCOPY pour les dossiers. Il existe deux commandes pour rendre plus propre l’affichage de votre ecran: CLS pour cleanscreen.

Le sauveur est notre magnifique HELP permettant de se sortir de pas mal de situations périlleuses.

Le config.sys

Essentiel dans le DOS , au même titre que IO.SYS et MSDOS.SYS , c’est lui qui charge le matériel et détermine son ordre de lancement. Il peut aussi déterminer aussi des paramétrages systèmes comme on a pu le voir au dernier TP.

L’autoexec.bat

Le .bat le plus connu de l’histoire de l’informatique, il permet de déterminer des paramètres d’environnement (mettre le clavier en français par exemple).

Le command.com

Notre interpréteur de commande favori qui, comme son nom le détermine sert à interpréter nos commandes.

 

5) Les batches.

5.1 A quoi cela sert-il ?

Pour nous , il servira à automatiser certaines tâches (création de comptes…) , comme on a pu le voir dans certains TP . Le batch est un fichier exécutant plusieurs commandes DOS. Crée sous EDIT , éditeur de texte , il est a noter qu’on peut ajouter des informations au moment de son lancement comme le %1.

Toutes les fois que l’on a mis %1 dans le batch , ceux ci sont remplacés par le premier mot qu’on a mis en paramètre. On peut continuer jusqu’a %9 ce qui nous offre quelques possibilités intéressantes.

CALL

Appelle un fichier batch à partir d’un autre fichier batch.

IF

C’est le conditionnel du MS-DOS.

SHIFT

Commande qui nous permet de décaler jusqu’à neuf paramètres vers la gauche.

REM

Il permet de placer des commentaires. Il faut qu’il débute la ligne. C’est une sorte d’equivalent.

CHOICE

Il est a utiliser avec IF ERRORLEVEL et GOTO . Il permet de poser une question fermée.

ERRORLEVEL

Ne s’utilise qu’avec IF et CHOICE. Il faut l’utiliser de manière décroissante.

GOTO

La commande GOTO amène sur la ligne identifiée par une étiquette (:name) dans un programme de commandes .

 

6. MS-DOS FOR WORKGROUP.

Prise en main du 3ème TP qui permet d’aborder le réseau sous DOS. 6.1 Installation.

On installe à partir de la disquette. On fait donc un XCOPY sur le disque C: .Puis on exécute un INSTALL. On choisit une carte non listée et on met le chemin menant au Intel pro 100 (notre carte réseau). De là, on détermine un nom d’hôte et un groupe de travail. Ne pas oublier d’ouvrir le partage de fichier et de mettre LASTDRIVE à Z dans CONFIG.SYS (et oui on est limité à 26 lecteurs).

6.2Mais pourquoi l’installer ?

Il existe encore quelques machines tournant sous DOS. Mais on le fait surtout pour apprendre à faire communiquer les machines entre elles, mettre en oeuvre des protocoles comme NETBIOS ou NETBEUI (TCP/IP n’est pas implémenté) et surtout les bases du reseau Windows.

Remarque: comme son nom l’indique, ce sont des groupes de travail dont il s’agit (chaque machine peut être serveur et/ou cliente) et pas du travail sous nom de domaine.

6.3Les principales commandes.

NET SHARE: crée des repertoires.

NET USE: permet de visualiser les connexions.

NET: permet d’ouvrir l’interface graphique permettant d’afficher des partages.

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