La petite critique ciné #7 Night Call

La petite critique concerne, aujourd’hui, Night Call.

Le film

Night Call, sortie le 26 novembre 2014 en France.

L’affiche

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Le pitch

Voilà Lou. Lou est un chômeur et il ne sait pas quoi faire de sa vie. Alors il vole du cuivre. La nuit. C’est au cours de l’une de ses expéditions nocturnes qu’il tombe sur un accident ou des voleurs d’images sont en train de filmer un accident. Lou y voit une possible reconversion professionnelle.

Les acteurs.

Jake Gyllenhaal, qui livre une superbe performance. L’acteur a déjà coché son nom parmi les candidats pour le prochain Oscar du meilleur acteur. L’acteur est habitué à faire de sacré performance (Zodiac, Prisoners…) mais celle-là, c’est du très haut niveau.

Riz Ahmed joue lui l’assistant de Lou. L’acteur joue le gars en manque de confiance qui se fait exploiter par Lou. Il a le physique de l’emploi et il le fait bien. Ce rôle peut lui ouvrir les portes des grosses productions. On verra bien à l’avenir. Sa performance finale est vraiment bien joué.

René Russo, accessoirement femme de Dan Gilroy, et connu pour son rôle dans la série « L’arme fatale », est au niveau et répond parfaitement à son collègue. Elle joue ici le rôle d’une productrice aussi taré que Lou, ils se complètent parfaitement.

Enfin, on y retrouve Bill Paxton, le second rôle du film, qui est comme d’habitude parfait dans son rôle de second (faut dire qu’il est habitué le bougre).

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Faut-il le voir

La réponse est Oui !

Ce film est clairement une satire du journalisme à la télévision et ce que certains sont prêt à faire pour de l’audience. Mais avant ça, c’est une odyssée nocturne dans ce qu’a de plus noire la ville de Los Angeles. On y suit Lou (Jake Gyllenhall) qui veut, à tout prix, réussir. Et quand je dis à tout prix, c’est clairement le cas. On assiste à la montée en puissance de Lou qui n’hésite pas à franchir de plus en plus d’interdit. La façon dont il traite et manipule son entourage est hallucinante. Je le redis mais Jake Gyllenhall livre ici son plus beau rôle dans ce personnage obsessionnel coupé de toute morale et doté d’une absence totale de conscience qui le place facilement au niveau d’un Hannibal Lecter.

Pour son premier film, tourné façon mi documentaire mi film sérieux, Dan Gilroy livre un petit chef d’œuvre qu’il a lui-même écrit. Lui aussi, semble bien placé pour les oscars.

En résumé, voilà un film bien écrit et bien réalisé sur une thématique peu habituelle. Il est possible que vous n’aimiez pas le film mais il faut le voir.

La petite anecdote

Le budget de ce film est ridicule : 8 millions de dollars. L’argent ne fait donc pas tout.

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